Les allégeances du nouveau gouvernement


La classe politique est souvent accusée d’incompétence dans l’exercice du pouvoir.

Jugés incapables, les politiques sont ainsi, en quelques sortes, « exonérés » de leurs trahisons et des dévoiement de leurs mandats. C’est là une erreur d’appréciation fondamentale : les échecs des gouvernements successifs dans la réalisation des programmes qu’ils proposèrent à leurs électeurs ne proviennent que rarement d’une incompétence, parfois profonde il est vrai, de tel ou tel ministre.

La réalité est donc autre. Le décalage entre les promesses électorales, les projets présidentiels, et les réalisations effectives du gouvernement au cours du quinquennat s’explique avant tout par les allégeances respectives des membres de ce gouvernement. Les dirigeants politiques le savent : pour gravir les échelons, il faut prêter serment. Non au Peuple et à la Nation, mais à ceux qui détiennent les clés de la réussite de leurs carrières. Les lobbys, les groupes de pression financiers, militaro-industriels, européiste et atlantiste, la communauté sioniste, et bien sur la Franc-Maçonnerie sont ainsi les véritables décideurs. L’intensification de la crise et l’absence de véritable réponse politique pour y remédier relève donc non d’une incompétence fantasmée mais bien d’une collaboration avérée des gouvernants avec ces structures de l’ombre.

Leurs échecs politiques si éprouvants pour notre Peuple sont des réussites aux yeux de ceux dont la devise est « Ordo ab chao ». Ce n’est en effet pas un hasard si, de façon systématique, les gouvernements successifs laissent la France dans un état pire que celui qu’ils trouvèrent à leurs arrivée. L’oligarchie a établi des axes directeurs auxquels doivent se soumettre les gouvernements. De « droite » ou de « gauche », ils s’y soumettent, et précipitent ainsi la France dans l’abîme d’un mondialisme qui dissout les nations et les peuples dans un magma a-culturel, reniant ainsi des identités millénaires. Le règne du capitalisme financier et des quelques centaines d’oligarques dont il émane, trouvent dans ces gouvernements des relais serviles qui leur doivent tout.

Il est donc fondamental de sortir du prêt-à-penser matraqué par la propagande médiatique (dont les mensonges et omissions systématiques s’expliquent en fait simplement), et de comprendre les allégeances des principaux ministres du nouveau gouvernement. Comprendre ainsi pourquoi Hollande ne relèvera pas la France, et trahira – comme les autres – la confiance que lui accordèrent naïvement les Français…

Le ver est dans le fruit.

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  • Manuel Valls – Ministre de l’Intérieur : Né à Barcelone en 1962. N’a acquis la nationalité française que par naturalisation en 1982. Ami avec Alain Bauer – qui est le parrain de l’un de ses fils – Grand Maitre du Grand Orient de France de 2000 à 2003. Le 4 Février 2008, il vote pour la réforme de la Constitution permettant la ratification du Traité de Lisbonne. Se définit comme « blairiste » et « clintonien ». Favorable à l’instauration de la TVA Sociale ; favorable à l’allongement de la durée de cotisation pour le droit à une retraite à taux plein ; favorable à l’alignement des régimes spéciaux de retraites avec le régime général. En 2010, il se déclare favorable au contrôle par la Commission Européenne des budgets nationaux. Participe aux réunions du Groupe Bilderberg. Franc-Maçon, membre du Grand Orient de France. Il se prétend « lié de manière éternelle à Israël », et s’est opposé à la demande palestinienne d’adhésion à l’ONU. Intervenant au CRIF, notamment lors du « congrès des amis d’Israël en France » de 2012. Membre du club Le Siècle.

  • Pierre Moscovici - Ministre de l’Economie : Issu d’une famille juive. Soutien historique de Dominique Strauss-Kahn. Lors du vote pour la réforme constitutionnelle de 2008, pour la ratification du Traité de Lisbonne, il s’abstient. Directeur de campagne de François Hollande durant la campagne de 2012, il est Vice-Président du Cercle de l’Industrie (Lobby patronal européen, en lien avec le MEDEF), dont Strauss-Kahn fut également Vice-Président et initiateur avec Raymond H.Lévy (PDG de Renault), et Maurice Lévy (président du directoire de Publicis, participant aux réunions du Groupe Bilderberg). Les principales entreprises représentées au sein de ce lobby sont celles du CAC40 (PDF). Participe à la rencontre entre Manuel Valls, François Hollande et Richard Prasquier, président du CRIF, lors d’une entrevue où Hollande s’engagea à « combattre fermement l’antisémitisme et l’antisionisme ».

  • Michel Sapin – Ministre du Travail : Franc-Maçon, membre du Grand Orient de France. Durant la campagne de François Hollande, il est chargé du programme présidentielle de François Hollande. A propos du Traité de Maastricht, qui préfigure le Traité de Lisbonne, il déclare : « Maastricht apporte aux dernières années de ce siècle une touche d’humanisme et de Lumière qui contraste singulièrement avec les épreuves cruelles du passé ». Lors du Congrès de Versailles en 2008, il vote pour la réforme constitutionnelle permettant la ratification du Traité de Lisbonne.Lors du vote qui permit la ratification du Mécanisme Européen de Stabilité, il s’abstient comme la plupart des parlementaires socialistes, permettant l’adoption du MES à la majorité absolue. Il participe aux diners du CRIF, en particulier en 2003 où il est présent aux « 12 heures pour l’amitié France-Israël » avec François Hollande, Dominique Strauss-Kahn, Nicolas Sarkozy, Pierre Lellouche et Benyamin Netanyahou (1er ministre de l’entité sioniste). Il participe aux réunions du Groupe Bilderberg, notamment en 1992 aux côtés de Jacques Toubon, Ernest-Antoine Seillière, Philippe Villin, André Levy-Lang ou encore Bernard Arnault.

  • Vincent Peillon – Ministre de l’Education Nationale : Issu d’une famille juive par sa mère (lui-même nomme ses quatre enfants Salomé, Maya, Elie et Izaak), son père fut banquier (directeur général de la Banque Commerciale d’Europe du Nord). Marié à la journaliste Nathalie Bensahel. Militant trotskyste à ses débuts. Soutien de Dominique Strauss-Kahn en 2011, il se rallie ensuite à François Hollande. Sioniste, il est Franc-Maçon membre du Grand Orient de France. Il prône une« république spirituelle », considérant « la Franc-Maçonnerie et la laïcité » comme « religions de la république ». Il soutient la ratification du Traité de Lisbonne par la France, et milite pour le fédéralisme européen, et « une harmonisation politique, économique et fiscale au sein de l’Europe ». Au Parlement Européen, il défend les intérêts sionistes et collabore activement au projet de déstabilisation de la Syrie (lien).

  • Jean-Yves Le Drian – Ministre de la Défense : Franc-Maçon, membre du Grand Orient de France. Européiste, il se prononce en 2005 pour la ratification du Traité Constitutionnel Européen. En 2008, il avait menacé de quitter le PS si ses « camarades » ne ratifiaient pas le Traité de Lisbonne. Milite pour une « harmonisation européenne des politiques de défense », donc pour la perte de la souveraineté militaire de la France. Sioniste, il est proche du CRIF. Le piratage de la base de donnée du site du CRIF mentionna Le Drian parmi la liste des utilisateurs abonnés (lien).

  • Stéphane Le Foll – Ministre de l’Agriculture : Franc-Maçon, membre du Grand Orient de France. Sioniste, déclare à propos du diner du CRIF « On n’avait pas de raison de dire non, c’est le genre de dîner où tout le monde va. (…) Le CRIF, on y est allé quasiment tout le temps, c’est comme ça, il y a des choses qui s’installent ». Il participe également au groupe de liaison CRIF-PS mis en place en 2006, aux cotés notamment de Richard Prasquier (président du CRIF), François Hollande, Razzye Hammadi, Malek Boutih. Il se prononce en faveur de la ratification par la France du Traité de Lisbonne. Il est l’un des rares parlementaires socialistes à avoir oser se prononcer pour le Mécanisme Européen de Stabilité. En février 2012, il déjeuna avec l’ambassadeur des Etats-Unis, accompagnés notamment de Michel Sapin.

  • Laurent Fabius - Ministre des Affaires Etrangères : Issu d’une famille juive. Opère le « tournant de la rigueur » au début des années 80 en tant que 1er Ministre de Mitterrand, entrainant la rupture des communistes avec le PS. Il est mis en cause à cette époque dans l’affaire tragique du Rainbow Warrior, bateau de Greenpeace dynamité par des agents de la DGSE (lien). Également mis en cause dans la sinistre affaire du sang contaminé, au cours de laquelle des poches de transfusion sanguine ont été contaminées par le virus du sida, faute de mesures préventives (lien). Il est ministre sous Jospin lors du passage à l’euro et de la création d’Areva. Lors du Congrès de Versailles de 2008 concernant la réforme constitutionnelle permettant la ratification du Traité de Lisbonne, il ne prend pas part au vote. Lors du vote concernant le Mécanisme Européen de Stabilité, il s’abstient comme les autres parlementaires socialistes, permettant l’adoption du MES à la majorité absolue. Au début de l’année 2012, il se rend en Israël où il rencontre le Président Shimon Peres et le Ministre de la Défense Ehud Barak. Il participe au diners organisés par le club Le Siècle. Il participe aux réunions du Groupe Bilderberg. Il prend part aux diners du CRIF. Il participe à des réunions maçonniques, son appartenance à la Franc-Maçonnerie n’est pas officielle mais évidente.

  • Arnaud Montebourg – Ministre du Redressement Productif : Franc-Maçon, membre de la French-American Foundation (fondation atlantiste). Il ne prend pas part au vote lors du Congrès de Versailles de 2008 qui modifia la Constitution pour permettre la ratification du Traité de Lisbonne. Lors du vote pour la ratification du Mécanisme Européen de Stabilité, à l’instar de la plupart des parlementaires socialistes, il s’abstient. Lié au CRIF, en particulier par sa compagne Audrey Pulvar qui en est l’auxiliaire zélée.

  • Marisol Touraine - Ministre de la Santé : Fille du sociologue Alain Touraine, aux accointances maçonniques de notoriété publique. Elle est membre du club Le Siècle. Européiste, elle vote en 2008 pour la réforme constitutionnelle permettant la ratification du Traité de Lisbonne. Lors du vote pour la ratification du Mécanisme Européen de Stabilité, elle s’abstient comme la majorité des parlementaires socialistes, permettant ainsi son adoption à la majorité absolue.

  • Aurélie Filippetti - Ministre de la Culture : Participe aux diners du CRIF. Lors du Congrès de Versailles de 2008, elle vote pour la réforme constitutionnelle permettant la ratification du Traité de Lisbonne. Lors du vote permettant l’adoption du Mécanisme Européen de Stabilité, elle s’abstient. Elle milite contre l’antisionisme et se revendique ouvertement sioniste. Interrogée par Robert Ménard sur le voyage de Dieudonné en Iran, elle explique « qu’il existe des personnes plus légitimes que d’autres pour parler des droits de l’homme […] et que Dieudonné ne s’est pas beaucoup illustré dans le respect des droits de l’homme » (lien).

  • Nicole Bricq – Ministre de l’Energie et du Développement Durable : En 1991, elle soutient la Guerre du Golfe. En 2008, en tant que sénatrice PS, elle vote pour la réforme constitutionnelle permettant la ratification du Traité de Lisbonne. Elle s’est déclarée favorable à l’instauration du Mécanisme Européen de Stabilité, et s’est abstenue comme les autres parlementaires socialistes. Elle fit partie des signataires de la lettre ouverte envoyée à Nicolas Sarkozy, alors Président de la République, lui demandant de ne pas reconnaître l’État Palestinien à l’ONU. Elle est membre du très sioniste Cercle Léon Blum.

  • Jérôme Cahuzac - Ministre du Budget : Probable appartenance au Grand Orient de France. Frère d’Antoine Cahuzac, qui fut président du directoire de HSBC Private Bank France (avant d’être nommé en Janvier à la tête d’une importante filiale d’EDF). Lors du vote de la réforme constitutionnelle de 2008 permettant la ratification du Traité de Lisbonne, il s’abstient. Lors du vote à propos du Mécanisme Européen de Stabilité, il s’abstient. Afin de « préserver la confiance des investisseurs », il se prononce pour une rigueur budgétaire, précisant que cet« objectif interdit la création de postes dans la fonction publique durant le prochain quinquennat »Il fait de la« confiance des marchés » sa priorité.


  • Jean-Marc Ayrault – Premier Ministre : Notable du PS depuis près de 4 décennies. Lors du vote pour la réforme constitutionnelle de 2008, pour la ratification du Traité de Lisbonne, il s’abstient. Lors du vote parlementaire sur le Mécanisme Européen de Stabilité (qui brade une nouvelle fois un pan de la souveraineté Française aux instances européistes), il s’abstient comme la plupart des parlementaires socialistes dont il dirige le groupe, permettant ainsi l’adoption du MES à la majorité absolue. Est mandaté durant la campagne par François Hollande pour traiter la question du vote juif et récupérer les voix, et surtout le soutien, de la communauté. En 1997, il est condamné à 6 mois de prison avec sursis et 30 000 francs d’amende pour une affaire de favoritisme dans l’attribution d’un marché public, et a depuis 2007 obtenu une « réhabilitation » « exposant quiconque évoquant ces faits à des poursuites ». En 2008, maire de Nantes, il fait voter une subvention de 400 000€ destinée à la rénovation et à l’agrandissement du local servant aux « réunions » de 7 loges maçonniques (face aux critiques de l’opposition, il dû finalement abandonner le projet).
  • François Hollande - Président de la République : Franc-Maçon du Grand Orient de France, il prône l’intégration de la « laïcité » dans la Constitution. Millionnaire, il déclare une fortune d’1,17 Million d’euros, omettant la Société Civile La Sapinière, qu’il gère avec Ségolène Royal, dont le capital s’élève à plus de 900 000 € (lien). Membre du club Le Siècle. Sioniste, il participe à plusieurs reprises aux diners du CRIF, qui salue sa victoire. Il est également membre de la fondation atlantiste French-American Foundation (lien). En 2005, il fit campagne pour le « Oui » au référendum visant à ratifier le Traité Constitutionnel Européen. Lors du vote de 2008 concernant la réforme constitutionnelle permettant la ratification du traité de Lisbonne, il s’est abstenu. Lors du vote concernant le Mécanisme Européen de Stabilité, il s’est également abstenu. Il est élu Président de la République avec moins de 40% des suffrages exprimés (lien). Il est mis en cause par la plainte d’Emmanuel Verdin, qui l’accuse d’avoir couvert les agissements pédophiles qui auraient été perpétrés par Jack Lang (lien).

    Vincent Vauclin – la-dissidence.org

6 Mai 2012 : Abstention & BankRun

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Le 22 Avril dernier, nous étions près de 10 millions à refuser de participer à la duperie nationale que convoquait l’oligarchie.

Rejetant cette parodie de démocratie, nous avions choisi purement et simplement de cesser d’y apporter notre caution.

Nous avions raison, puisque comme prévu – après un premier tour « Spectacle » – les deux candidats présents au second tour sont les deux candidats les plus crapuleux du lot de départ.  Le 6 Mai prochain, sans aucune surprise, l’oligarchie prédatrice qui gangrène notre pays se trouvera reconduite, l’ensemble des institutions de cette « république » ayant été dévoyées dans ce but.

 Sarkozy, Hollande, deux candidats pour un parti : celui de la Banque et de l’Étranger. Tout deux sont en effet inféodés aux marchés et à la finance, au sionisme et aux réseaux de pouvoir (maçonniques, industriels, européistes et atlantistes) : ils ne sont que les laquais serviles de leurs maîtres.

 La joute ancillaire à laquelle nous assistons relève d’une mise en scène cynique destinée à convaincre le citoyen lambda qu’il a le choix, que ce régime est une démocratie parce qu’on y vote.

 Le vote est une arme en effet : à condition que l’on en comprenne la portée et les implications. Et surtout, que l’on comprenne que le refus de voter est un acte politique fort, et qu’il s’agit en l’occurrence du seul véritable positionnement alternatif : le choix n’est pas entre Hollande et Sarkozy (qui ne sont que les deux faces d’une même pièce), mais entre le vote et l’abstention, entre « cautionner » et « refuser ».

 Les évènements politiques, monétaires et financiers qui vont survenir dans les mois qui suivront ce scrutin vont précipiter l’Europe, et la France, dans un cycle infernal qui aboutira à des troubles d’une ampleur inégalée. Face à la rue, un gouvernement – quelle que soit sa couleur politique – est toujours violent : la situation en Grèce nous le démontre tristement. Et ce pouvoir tire sa légitimité de l’élection.

En votant, pensez-y : votre bulletin cautionnera peut-être le coup de matraque qui s’abattra sur votre visage émacié d’ici quelques mois…

 Le 6 Mai prochain, nous ne voterons pas.

Le pouvoir politique n’a aujourd’hui véritablement qu’une fonction : garantir les intérêts du pouvoir financier, en souscrivant à l’arnaque de la Dette, en l’accentuant. C’est cette réalité qu’il convient de mettre en lumière, et c’est pourquoi le 6 Mai, nous appelons à l’abstention, et au BankRun.

 Notre abstention politique se doublera en effet d’un acte militant de riposte populaire au pouvoir bancaire : dans un élan commun, le jour de ce scrutin, nous irons retirer notre argent.  Notre objectif sera clair : plutôt que de renforcer le pouvoir politique, nous irons affaiblir le système bancaire en le frappant à la source, ses réserves de liquidités – plus que limitées.

Ils nous veulent aux urnes, qu’on les remplisse ?

Ils nous trouveront devant les distributeurs, on les videra.

Vincent Vauclin

Revue “Perspectives” – 1er Trimestre 2012

Le dernier numéro de notre revue “Perspectives” est disponible !

Toujours en téléchargement intégral et gratuit : à lire et partager massivement !

Au sommaire de ce numéro :

Préparons la Guerre Sociale – Page 3
Un appel de Mikis Theodorakis à l’opinion publique internationale -Page 4
Lettre ouverte à Stéphane Guyot et François Asselineau – Page 7
Réponse de Stéphane Guyot – Page 8
Lancement de la Campagne Abstention 2012 – Page 10
« Abstention 2012 : Entretien avec Vincent Vauclin » – Page 11
« Quatre vérités sur les radars » – Page 13
Le CGC et l’OTAN perdent leur leadership – Page 15
Le « Grand Israël » : entité raciste et expan-sioniste – Page 17
« Les Affranchis » par Joe Lecorbeau – Page 20
Dieudonné : « L’Antisémite » – Page 21
« La lutte des classes à l’intérieur du socialisme (1830 – 1914) » – Page 22
Le secret de la dégénérescence – Page 28
Entretien avec Franck Abed – Page 33

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Retrouvez les précédents numéros de “Perspectives”, ici !

Lancement de la Campagne Abstention 2012

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Tous pourris !” : Cette affirmation péremptoire court sur toutes les lèvres de la “France d’en-bas” dès lors qu’est évoquée la classe politique, et l’élection présidentielle au cours de laquelle celle-ci se manifeste si bruyamment.

Taxée de “populiste”, cette sentence délivrée par les “petites gens” du quotidien, ce peuple aussi craint que méprisé par les élites, n’en demeure pas moins un constat tout à fait valable, traduisant un élan de défiance envers cette oligarchie mafieuse qui précipite notre pays vers l’abîme.

Institutions dévoyées, corruption généralisée et manipulations médiatiques quotidiennes font de la “République Française” un régime qui n’a rien à envier aux régimes autoritaires de type soviétique.

Cette dictature moderne s’en démarque cependant par la complexité de sa nomenklatura – où s’enchevêtrent lobby sioniste, obédiences maçonniques, partis politiques, syndicats, groupes de pressions financiers et industriels – et par son système de domination reposant sur un mensonge omniprésent et matraqué quotidiennement par les médias, selon lequel ce régime serait un modèle de démocratie et de pluralisme.

Dans ce contexte, les élections (et en particulier l’élection présidentielle) tiennent une place centrale : il s’agit de mobiliser les masses citoyennes pour qu’elles votent, et octroient ainsi à nouveau pour 5 ans une onction démocratique légitimant la domination.

Face à cette mascarade, la Dissidence Française rejette toute compromission, et entend faire de l’abstention un positionnement moral autant que tactique.

Loin de l’image négative qui lui est généralement attribuée, nous défendons l’abstentionnisme  comme un véritable positionnement politique dissident, militant et cohérent.

Vincent Vauclin

Participez à la Campagne Abstention 2012 !

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Abstention 2012 : Entretien avec Vincent Vauclin


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  • D’où vient l’idée pour une telle mobilisation ?

Le paysage politique Français est intégralement verrouillé.
Derrière l’illusion du multipartisme, nous faisons face à une pensée unique à laquelle souscrivent la quasi-totalité des candidats à l’élection présidentielle. Cette idéologie, au pouvoir depuis plus de 40 ans, va à l’opposé des principes fondamentaux de notre nation, et de la civilisation.
Les différences entre les partis majoritaires ne sont que de degrés, non de nature. Tous défendent le capitalisme, le mondialisme, et l’idéologie moderne que nous combattons.

Nous ne pouvons pas cautionner ce système politique dévoyé, mais entendons plutôt le dynamiter ! Nous entrons alors en dissidence, c’est-à-dire dans un processus pré-révolutionnaire qui vise à délégitimer la domination oligarchique.
L’enjeu le plus central est donc, à mon sens, celui de la légitimité. C’est cette « guerre de légitimité » que nous entendons mener, tant sur le plan économique que sur le plan politique, et par laquelle nous cessons purement et simplement de participer au processus de domination que nous dénonçons. C’est une question de cohérence tactique, mais c’est aussi un positionnement moral.

  • Qu’est-ce que l’abstentionnisme peut changer ?

A très court terme, les chances de changements sont minces.
Mais semaines après semaines, mois après mois, l’apparente légitimité du pouvoir s’érode. Et de ce point de vue, l’abstention participe à dévoiler cette domination, à la faire apparaître pour ce qu’elle est, dans sa nudité abjecte débarrassée de ses oripeaux démocratiques. C’est là l’enjeu central : les « citoyens » ont pris l’habitude de nommer « république » un régime qui en est l’antithèse.
Brecht disait que « la provocation est une façon de remettre la réalité sur ses pieds », et l’abstention, d’une certaine façon, est une forme de provocation politique qui, en sortant des schémas de pensée imposés, court-circuite le processus de domination.

  • Quelle est l’ampleur de cet abstentionnisme ?

L’abstention a atteint un niveau historique en France, signifiant ainsi à ceux qui en doutaient la profonde crise dans laquelle s’enfoncent ces institutions, dans lesquelles plus personne ne croit.
Voici quelque chiffres qui parlent d’eux-même : aux élections européennes de 2009, l’abstention fut de 59,4% ; aux élections régionales de 2010, elle fut de 53,7% ; et aux élections cantonales de 2011, elle fut de 56%.
Le cas de l’élection présidentielle est cependant particulier, la mobilisation électorale y étant généralement élevée. Mais le plus important n’est pas tant le taux de cette abstention, que les motivations qui la sous-tendent. L’abstention est généralement associée à un désintérêt pour les questions politiques. Par notre action, nous entendons au contraire mettre en avant un véritable positionnement politique dissident, revendiqué et cohérent.

  • Quelle alternative proposez-vous au vote et au système actuel ?

Diverses solutions sont avancées pour en finir avec cette domination.
La question fondamentale, à mes yeux, est institutionnelle : c’est le mode de gouvernement en lui-même qui doit être repensé. Nous défendons ainsi la reconnaissance du vote blanc, du référendum d’initiative populaire, et la réalisation d’une véritable démocratie à l’échelon local (communal ou cantonal) sur le modèle suisse par exemple. Le processus électif en lui-même doit être remis en cause : pourquoi les citoyens devraient-ils élirent des représentants pour plusieurs années, sans les connaître, ni avoir de quelconques outils pour vérifier la réalisation de leurs promesses, et les révoquer en cas d’échec ?
Sur ce point, je partage les idées que développe brillamment Etienne Chouard sur le tirage au sort (également désigné sous le terme de « clérocratie »). C’est un système de désignation de représentants selon les principes inspirés de la démocratie athénienne, et qui me semble être une alternative particulièrement intéressante à l’élection, puisqu’il constitue un rempart institutionnalisé contre toute dérive oligarchique.

  • Si vous étiez élu président demain, quels seraient les premiers premiers changements que vous entreprendriez ?

Par définition, le système politique Français est verrouillé. Il serait absolument illusoire de croire qu’une quelconque alternative pourrait émaner « légalement » de ce système, en particulier via l’élection présidentielle.

Mais si je devais entreprendre trois changement majeurs et immédiats, ils seraient tous subordonnés à l’exigence d’un retour à une souveraineté Française intégrale : sur le plan politique, par la sortie de l’Union Européenne (application de l’article 50 du Traité de Lisbonne) et de l’euro ; sur le plan économique, par l’abrogation de la Loi du 3 Janvier 1973 relative à la création monétaire (reprise maintenant dans le Traité de Maastricht, article 104 ; et dans le Traité de Lisbonne, article 123) ; et sur le plan militaire, par le retrait de la France de l’OTAN, et donc du commandement intégré de cette organisation (ce qui impliquerait de fait la fin de l’ensemble de nos opérations extérieures sous mandat de l’OTAN, notamment en Afghanistan).

  • Préparez-vous des actions pour partager vos idées et pour inciter les gens à ne pas voter ?

Notre campagne « Abstention 2012 » vise précisément à soutenir cet élan abstentionniste, et à en diffuser les principes sur internet comme sur le terrain.
Plusieurs idées sont discutées, telle que l’occupation simultanée de bureaux de vote (qui serait tout à fait légale), l’organisation d’une votation populaire pour une assemblée constituante (référendum auto-organisé), ou encore le lancement le jour des différents scrutins de BankRun ciblés sur plusieurs institutions bancaires impliquées dans la crise que nous subissons (un BankRun est mouvement massif de citoyens retirant de la monnaie aux distributeurs un même jour, créant ainsi un effet boule de neige susceptible de priver l’institution financière de liquidités).
Cette dernière idée permet, selon moi, de mettre en lumière le cœur de la domination : la Banque, et d’attirer ainsi l’attention sur ce pouvoir financier tentaculaire et transnational, dont le milieu politico-médiatique n’est en réalité qu’une excroissance…

Entretien réalisé par Jéléna Prtoric

Etudiante en Journalisme – Science-Po Paris

Communiqué de Vincent Vauclin : “Soutien à Paul-Éric Blanrue”

La LICRA (“Ligue contre le racisme et l’antisémitisme“) a entamé des poursuites à l’encontre de l’écrivain Français Paul-Éric Blanrue, l’accusant de “contestation de crimes contre l’humanité“, et ce en vertu de la Loi du 13 Juillet 1990, dite Loi Gayssot.

Je tiens à apporter mon soutien sans réserve à Paul-Éric Blanrue dans le combat qu’il engage pour la liberté de conscience, d’expression et d’opinion.

Le législateur n’a aucune légitimité pour décréter une quelconque vérité historique, et justifier ainsi la mise en cause des dissidents à la pensée unique sous la pression d’un lobby communautaire.

Face aux inquisiteurs de la “Mémoire“, nous exigeons la liberté dans le travail de recherche historique, et l’abrogation de l’inique Loi Gayssot.

Vincent Vauclin, le 2 Mars 2012

Préparons la Guerre Sociale

Le 12 Février 2012, peu avant minuit. Un peu moins de 300 individus viennent de salir leur honneur, et de précipiter la Grèce dans le chaos : le Parlement Grec adopte le plan d’austérité exigé par le FMI et l’Union Européenne, tandis qu’Athènes est devenue un champ de bataille où les forces de l’ordre affrontent les dizaines de milliers de grecs descendus dans les rues.

Diminution drastique du salaire minimum, suppression massive de postes de fonctionnaires, nouvelle vague de privatisation, la Grèce s’enfonce dans cette « rigueur » qui affame retraités et enfants, salariés et fonctionnaires.

Une rigueur imposée depuis des mois à la Grèce par le pouvoir bancaire apatride, dont est directement issu Loukás Papadímos, Premier Ministre Grec et ancien salarié de la Goldman Sachs, groupe financier à l’origine d’une grande part des crises spéculatives qui ont secoué l’Europe, et le monde, ces derniers mois.

Un peu plus de 40 ans après le coup d’État du 21 Avril 1967 – qui était déjà fomenté par l’impérialisme anglo-saxon et son bras armé de l’époque, la CIA – la Grèce, berceau de la démocratie, est de nouveau soumise à une véritable dictature qui a entrepris de s’accaparer systématiquement ses richesses au profit de l’oligarchie bancaire dont la BCE et le FMI sont les auxiliaires zélés.

Ce basculement autoritaire est sur le point de gagner le reste de l’Europe. La situation en Grèce préfigure les troubles qui frapperont prochainement notre pays.
Car bien loin de sa promesse de paix et de prospérité, l’Union Européenne s’avère être une véritable machine à broyer les Peuples et à sacrifier leurs patrimoines, au nom d’une Dette qu’elle les força à contracter auprès de créanciers privés, notamment par l’article 123 du Traité de Lisbonne (lui même issu de l’article 104 du Traité de Maastricht, et de la Loi Française du 3 Janvier 1973) qui interdit à tout état membre de l’Union Européenne de s’autofinancer (droit pourtant historique et régalien).

La France, comme la Grèce, est d’ores et déjà soumise à une « cure d’austérité » sans précédent et ce depuis des mois. En France, comme en Grèce, cette « cure » a ceci de particulier qu’elle aggrave le mal au lieu d’y remédier. En France, comme en Grèce, la classe politique dans sa totalité est inféodée aux technocrates européistes, et donc aux lobbies bancaires et financiers transnationaux, dont l’appétit insatiable n’a d’égal que le froid cynisme issu d’un système de valeurs judéo-protestant.

L’illusion démocratique promise par l’Union Européenne s’évapore avec les gaz lacrymogènes sur la Place Syntagma, laissant les regards humides et le goût amer de la souveraineté bafouée.

Dans sa fuite en avant, l’hydre du capitalisme bancaire et financier dévaste une Europe qui renoue désormais avec ses vieux démons totalitaires, préfigurant cette gouvernance globale qui tend à s’imposer au détriment de ce Droit des Hommes si fondamental qu’est la souveraineté.

Nous ne sommes pas contre le système. C’est le système qui est contre nous.

C’est une véritable guerre qui nous est menée, une guerre sociale à laquelle nous devons faire face.

Par la convergence de nos résistances et l’initiative de terrain, nous nous préparerons au choc dont l’imminence ne fait plus aucun doute. Notre réponse ne peut prendre la forme que d’une dissidence économique et politique organisée, coordonnée, et systématique.

Cette guerre sociale, nous l’anticipons, en lançant une guerre de légitimité sans précédent.

Les Grecs se battent, nous les soutenons. Et nous nous battrons, nous aussi.
Car, et je cite l’un des manifestants sur place : « nous préférons la révolte à la misère ».

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Vincent Vauclin
Coordinateur National de la Dissidence

Lettre ouverte à Stéphane Guyot et François Asselineau

Monsieur Asselineau (UPR), Monsieur Guyot (PVB),

Depuis plusieurs mois, avec courage et détermination, vous vous êtes lancés dans la course à l’élection présidentielle.

Dans un contexte exceptionnel et déterminant pour notre pays, vous portez tous deux des idées fortes, cohérentes, et sur le fond inattaquable. Que ce soit à propos de la reconnaissance du vote blanc, de la sortie de l’Union Européenne, de l’Euro, de l’OTAN, ou encore de la rupture avec le processus mondialiste d’américanisation, nul ne saurait aujourd’hui vous opposer de quelconques arguments fondés, tant l’état de notre nation révèle la faillite d’un système politique en état de décomposition avancée.

Toutes les énergies, toutes les richesses de la France sont aujourd’hui accaparées par une élite parasitaire et antinationale, qui pille les Français pour le seul profit des institutions bancaires apatrides. Une nouvelle féodalité nous est imposée. Par la tyrannie de la dette, les oligarques sacrifient l’avenir d’une nation pour laquelle ils n’ont que désintérêt et mépris.

Pour maintenir cette domination, cette élite a tout simplement verrouillé les institutions politiques Françaises, de sorte que les candidats aux élections sont nécessairement ceux qui partagent une vision commune, et « politiquement correcte », inscrite dans l’idéologie dominante.

 Ce système, dont le principe n’est pas sans rappeler celui de l’Union Soviétique, ne peut subsister qu’à une condition : que les Français le nommentdémocratie. Une illusion qui est entretenue périodiquement par des élections où tout est joué d’avance, et où les acteurs politico-médiatiques miment, de plus en plus maladroitement, le rôle qui leur est alloué. Ce spectacle guignolesque démontre à quel point la Vème République a été vidée de sa substance, l’élection présidentielle n’étant aujourd’hui rien d’autre qu’un combat de coqs encartés, aux discours entièrement façonnés par des agences de communication et sponsorisés par les multinationales bancaires et financières.

 De ce contexte si particulier nait une question essentielle : celle de la légitimité. La « République Française » n’est pas une république – ne servant plus l’intérêt général – et n’est pas française – puisque totalement inféodée à des intérêts étrangers. Les élections auxquels nous sommes invités à prendre part ne remplissent qu’une fonction : octroyer à l’édifice de la domination moderne cette onction démocratique qu’est le vote du citoyen.

Les institutions politiques ne sont pas un cadre d’expression neutre, mais un outil à part entière de cette domination. Participer au processus électif, et peu importe ce que l’on glisse dans l’urne, c’est d’ores et déjà cautionner le Système et contribuer à sa pérennité.

 Il m’apparaît donc fondamental d’attirer votre attention sur la résistance que vous avez courageusement engagé, mais dont le vecteur – la candidature à l’élection présidentielle – m’apparaît comme une erreur stratégique de premier ordre.

Très clairement, vous êtes parmi les seuls candidats à faire le choix de la vérité, de l’intégrité, de la probité. Vous jouez le jeu et respectez les institutions. Vous posez des questions importantes, et apportez des réponses novatrices, là où d’autres font systématiquement l’inverse.

Vous n’obtiendrez pas les parrainages d’élus nécessaires pour valider votre candidature, pour la simple raison que ce qui motive votre engagement au service de la France et de son Peuple est précisément un motif d’exclusion de ces institutions corrompues. Et cela, vous le constatez vous-même amèrement…

 Dans ces conditions, il m’apparaît nécessaire de poser les bonnes questions : la Résistance à cette domination doit elle emprunter la voie de son institution la plus dévoyée ?

Ou doit-elle, à l’inverse, s’incarner dans un mouvement d’abstention massive et active, visant à délégitimer l’oligarchie, en lui ôtant de force le voile démocratique dont elle se pare pour dissimuler sa réalité obscène ?

 Très clairement, je soutiens la seconde option. Et aujourd’hui, je vous invite solennellement, et en toute amitié, à faire ce choix cohérent d’une dissidence politique claire et affirmée. Sortir de l’impasse, ce n’est pas emprunter la route qui y mène.

Cessons d’entretenir l’illusion que nous dénonçons, et brusquons l’Histoire en court-circuitant leur processus de domination.

En 2012, osons faire le choix de l’abstention. Et osons le faire ensemble.

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Vincent Vauclin

Coordinateur National de la Dissidence

www.la-dissidence.org

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Lorsque survint la Dame d’Argon

Il neige sur notre monde.
Le regard embué, nous tremblons, pâles.

Unis dans le silence,
nous levons les yeux aux ciel
et esquissons le sourire macabre
de la vengeance accomplie.

Cette vengeance vagabonde
a trouvé son foyer.
Et s’y consume, glaciale,
lacérant nos âmes de ses flammes facondes.

Voici venue la récompense,
des années misérables
Voici venue la délivrance
des turbulents ectoplasmes.

Un regard se pose sur l’horizon.
Aiguisé par la faim, il décèle au loin
les ultimes vestiges de la logorrhée urbaine.
L’éclair vint de là.

Il neige sur notre monde, et il fait froid.
Mais malgré tout qu’ils sont beaux, ces flocons de cendres.

Vincent Vauclin